22/03/2015

Métaux industriels: la dégringolade fait une pause

Londres (awp/afp) - Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont dégringolé mercredi avant de reprendre leur souffle en fin de semaine, après la réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Les cours des métaux industriels, à l'exception de l'aluminium, ont ainsi chuté mercredi, lestés par un dollar fort par les attentes d'indices sur une prochaine hausse des taux de la Réserve fédérale.

La hausse des taux américains rendrait le dollar plus rémunérateur, et donc plus attrayant pour les spéculateurs, qui ont acheté du dollar en prévision d'un relèvement des taux.

Mais, si la Fed a fait un pas supplémentaire vers une hausse des taux mercredi, la banque centrale américaine a préféré rester vague quant à un éventuel calendrier, affaiblissant ainsi légèrement le dollar et offrant un peu de répit aux métaux de base.

En effet, le renforcement du dollar rend plus onéreux les achats de métaux, libellés dans la monnaie américaine pour les investisseurs munis d'autres devises. A l'inverse, une baisse du billet vert rend les métaux plus attrayants.

L'OFFRE DE CUIVRE SE RESSERRE

Le cuivre est le métal qui a le plus fluctué cette semaine, tombant à son plus bas niveau depuis mi-février mercredi, à 5621 dollars la tonne, puis grimpant vendredi à son plus haut niveau depuis la mi-janvier, à 5947 dollars la tonne.

"Le consensus de marché est en train de s'aligner avec notre opinion sur le fait que la baisse des cours d'octobre à janvier était excessive, et que les fondamentaux s'améliorent", ont commenté les analystes d'UniCredit.

Le métal rouge attirait ainsi de nouveau l'attention des investisseurs, plus de participants s'attendant à ce que l'offre de cuivre se resserre dans la seconde moitié de l'année.

Un sentiment aidé par une grève depuis lundi à la mine de Grasberg en Indonésie, la seconde plus grosse mine au monde, selon les analystes de Commerzbank.

Les exportations continuent pour le moment, grâce aux stocks existants, "mais si la production devait s'arrêter pour une longue durée, le marché pourrait être affecté", ce qui pourrait soutenir les cours, ont-ils insisté.

LE PLOMB, L'ÉTAIN, LE NICKEL ET LE ZINC RESTENT PLUTÔT MOROSES

Les cours du plomb et de l'étain sont tombés mercredi à leur plus bas niveau en un peu plus de quatre ans, à respectivement 1676,50 dollars la tonne et 16'705 dollars la tonne.

Le zinc et le nickel ont aussi été gênés par le renchérissement du dollar mercredi et ont atteint leur plus bas niveau depuis un an, à respectivement 1981 dollars la tonne et 13'490 dollars la tonne.

Les cours du nickel pourraient d'ailleurs peiner à se reprendre, l'offre de ce métal demeurant abondante pour le moment, même si, selon l'institut d'études international sur le nickel le surplus s'est résorbé passant de 17'200 tonnes en décembre à 5200 tonnes en janvier.

"Le marché du nickel est difficile à juger," a toutefois tempéré Nic Brown, analyste chez Natixis.

"D'un côté, l'interdiction de l'Indonésie d'exporter du nickel brut a aidé à resserrer l'offre mondiale, mais d'un autre côté le surplus d'offre d'acier inoxydable (dont le nickel est l'un des ingrédients, NDLR) pose problème pour les années à venir", a-t-il expliqué.

Les cours de l'aluminium sont, pour leur part, restés stables toute la semaine.

16:03 Écrit par Recycling dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : metaux | | |  Facebook | |

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